clocher

Le clocher de notre église

Il était dix heures du matin
Je m’baladais dans la rue Pinteaux
Déjà très active.
De la poste, je n’étais guère loin
Le nez enfoui dans mon manteau
La fraîcheur était vive
Les gens pressées me dépassaient sans fin
Comme des robots

Par-dessus les toits
Soudain j’ai vu passer le clocher de l’église
Il se dressait tout droit
Symbole d’une terre promise
Tout enrubanné.

Un attroupement de moineaux
Virevoltaient en lui faisant fête
Et dans le ciel tout là-haut
Cotonneux nuages touchait sa girouette
Les briques fanées semblaient sourire
Mais la toile blanche retenait leurs émois
Je me plaisais toutefois à sourire
Imaginant dans l’avenir son nouvel apparat

Par-dessus les toits
Soudain j’ai vu passer le clocher de l’église
Il se dressait tout droit
Symbole d’une terre promise
Tout enrubanné.

Délaissant ce monument ésotérique
Je suis reparti vers mes occupations
L’heure devenait tardive
Cependant, je restais sceptique
Sur le devenir de son illustration
Et du ressenti de mes convives
Vieille bâtisse d’âge canonique
Je m’éloignais de son perron

Par-dessus mon épaule
On pouvait voir dépasser le clocher de l’église
Il se dressait fier comme un saule
Symbole d’une terre promise
Tout enrubanné.

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